Jean-Paul Belmondo

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Jean-Paul Belmondo

Message  Raphaël le Mar 13 Déc - 12:49



Jean-Paul Belmondo

Biographie détaillée

Il y a quelques mois, une émission était consacrée à ses cinquante ans de carrière. Une carrière étonnamment variée, entre art et essai, comédie, action, théâtre…

Jean-Paul Belmondo est né en 1933 à Neuilly-sur-Seine. Il est le fils du sculpteur Paul Belmondo (prénom qui sera donné à l’un de ses enfants à lui) et de la peintre Sarah Rainaud-Richard. Durant l’Occupation, son enfance est marquée par les privations. Il grandit et devient un jeune indiscipliné que les études n’intéressent pas vraiment, se passionne très tôt pour le sport, se révèle notamment bon boxeur.
À l’âge de 16 ans, ses parents l’envoient en Auvergne afin de soigner une primo-infection de tuberculose. C’est à cette époque qu’il décide de devenir comédien. Guéri et rentré d’Auvergne, il suit les cours de Raymond Girard.

C’est en 1950 qu’il débute au théâtre : il joue La Belle au Bois dormant dans les hôpitaux publics de Paris. En 1952; il rentre au Conservatoire national supérieur d’art dramatique après deux tentatives infructueuses. Peut-être est-ce son indiscipline qui lui vaut de ne pas être estimé de ses professeurs…
En 1953, il joue dans Médée, de Jean Anouilh, qui est malheureusement un échec public.
C’est en 1956 qu’il joue dans son premier film, Les copains du dimanche. Faute de distributeur, le film ne sortira qu’11 ans plus tard ! Jean-Paul Belmondo, déçu par le sort du film, retourne vers les planches.
En 1958, il joue un petit rôle dans Sois belle et tais-toi, réalisé par Marc Allégret. Il rencontre un autre débutant : Alain Delon… Il retrouve Marc Allégret pour le film Un drôle de dimanche : Jean-Luc Godard, alors critique, n’apprécie pas du tout ce film, mais remarque le talent de Jean-Paul Belmondo.
Les seconds rôles s’enchaînent. Puis il est mobilisé pour la guerre d’Algérie.

C’est en 1960 qu’il connaît son premier grand succès : À bout de souffle (Jean-Luc Godard). C’est le début d’une carrière éclectique : des films d’aventure (L’homme de Rio), des polars (Le doulos), des films plus intimistes (Un singe en hiver)…
En 1970, il partage avec Alain Delon l’affiche d’un énorme succès : Borsalino.
En 1974, déçu par le succès mitigé de Stavisky (un film et un rôle qui lui avaient tenu à cœur), il choisit d’orienter sa carrière vers le cinéma de divertissement. Il s’y distingue en exécutant lui-même beaucoup de cascades, souvent très risquées. «Bébel», comme on l’appelle alors, s’essouffle peu à peu : il se blesse sérieusement sur le tournage de la comédie policière Hold-up, d’Alexandre Arcady, en 1985. Toutefois, il tourne encore un film d’action en 1987 : Le solitaire, de Jacques Deray, qui sera un échec commercial. «Le polar de trop», reconnaît-il. Robert Hossein lui propose de revenir au théâtre, en jouant Kean, de Jean-Paul Sartre. Il renoue avec le succès et, en 1988, tourne pour Claude Lelouch Itinéraire d’un enfant gâté.

Par la suite, sa carrière connaît des pics (l’un d’eux est au théâtre : Cyrano de Bergerac), mais aussi quelques creux (Une chance sur deux). En 2001, un AVC l’éloigne du cinéma et des planches. Il faudra attendre 2008 pour le revoir au cinéma dans Un homme et son chien, une réalisation de Francis Huster.
En 2011, au Festival de Cannes, il se voit décerner une Palme d’Honneur pour l’ensemble de sa carrière.


Je suis loin d’avoir vu l’ensemble de ses films (il en a tourné énormément !). Bon, il n’a pas que des chefs-d’œuvre à son actif, c’est vrai. Mais je suis à chaque fois bluffé : il a une présence incroyable ! Il y a des acteurs qui, d’un geste ou d’une mimique, captivent le spectateur, et Jean-Paul Belmondo est de cette trempe. Son charisme fait mouche dans ses meilleurs films… et sauve même les moins bons, où son sourire, son humour et sa voix gouailleuse laissent le souvenir d’une bonne soirée.
Malheureusement, nous ne le verrons plus ou très peu : son âge et sa santé fragilisée ne lui permettent plus de tourner. Gardons le souvenir d’un acteur talentueux et charismatique, qui restera un pilier du cinéma français.

Voici les propos de plusieurs célébrités (propos cités de mémoire, entendus dans l’émission consacrée à ses cinquante ans de carrière) :
Bob Sinclair (DJ) : «J’avais été marqué par Le magnifique. Je me suis rappelé Bébel dans ce double rôle, et bien entendu, c’était l’espion Bob Sinclair qui me faisait rêver. J’avais vu le film tout jeune, mais au moment de me choisir un nom d’artiste, c’est Bob Sinclair qui s’est imposé !»
Karim Ferrache (comédien, dont le premier rôle était celui de l’enfant Karl Rosenblum dans L’As des As : «Je savais que j’allais donner la réplique à Jean-Paul Belmondo. J’étais vraiment intimidé, parce que je savais quel acteur il était ! Et quand je le rencontre, surprise ! Voilà qu’il me dit : Bonjour Karim. Alors écoute : tu m’appelles Jean-Paul et tu me tutoies, d’accord ? Il m’a mis à l’aise tout de suite ! Et pendant tout le tournage, il m’a conseillé sur mon jeu, il me demandait si ça allait bien pendant les pauses…»
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Re: Jean-Paul Belmondo

Message  Lisbeth Salander le Mar 13 Déc - 23:24

Ces films ne sont en général pas trop de ceux qui m'attirent, mais ça reste sans conteste un excellent acteur.
Je l'aime beaucoup dans "Itinéraire d'un enfant gâté". Very Happy

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